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Citation de la semaine du 13 au 19 août 2018

" Il nous faut perdre l'habitude, maintenant que nous sommes au cœur du combat, de minimiser l'action de nos pères ou de feindre l'incompréhension devant leur silence ou leur passivité. Ils se sont battus comme ils pouvaient, avec les armes qu'ils possédaient ..."
Frantz Fanon, Les damnés de la terre, 1961.

Un dimanche, un texte vous tient toujours en haleine

Texte choisi : " Gabriel Péri" de Paul Eluard
Présentation de l'auteur : Paul Eluard (1895-1952) de son vrai nom Eugène Grindel est né à Paris. Il adhéra au surréalisme et fit preuve d'originalité. 
Avec sa poésie tantôt lyrique, tantôt politique, Paul Eluard est considéré comme l'un des plus grands poètes du XXe siècle. Son poème "Liberté" est devenu le "symbole de la résistance à 'oppression nazie". Il adhéra au Parti communiste français. 

Texte :  Gabriel Péri
Un homme est mort qui n’avait pour défense 
 Que ses bras ouverts à la vie
 Un homme est mort qui n’avait d’autre route
 Que celle où l’on hait les fusils
 Un homme est mort qui continue la lutte
 Contre la mort contre l’oubli

Car tout ce qu’il voulait
 Nous le voulions aussi
 Nous le voulons aujourd’hui
 Que le bonheur soit la lumière
 Au fond des yeux au fond du cœur
 Et la justice sur la terre

Il y a des mots qui font vivre
 Et ce sont des mots innocents
 Le mot chaleur le mot confiance
 Amour justice et le mot liberté
 Le mot enfant et le mot gentillesse
 Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits
 Le mot courage et le mot découvrir
 Et le mot frère et le mot camarade
 Et certains noms de pays de villages
 Et certains noms de femmes et d’amies
 Ajoutons-y Péri
 Péri est mort pour ce qui nous fait vivre
 Tutoyons-le sa poitrine est trouée
 Mais grâce à lui nous nous connaissons mieux
 Tutoyons-nous son espoir est vivant.
     Paul Éluard, Au rendez-vous allemand, Paris, Éditions de Minuit, 1945. 
Quelques axes de lecture
- La poésie militante
- Les notes d'espoir
- L'implication du poète
- La progression des idées
- La puissance des mots
- Repérez, dans le texte, tous les mots "qui font vivre"
- Les valeurs des temps et modes verbaux : passé composé, imparfait de l'indicatif, présent du subjonctif, impératif présent, etc.
- L'effacement de la ponctuation
- Repérage et interprétation de figures de style : anaphore, parallélisme, métaphore, antithèse, ellipse, allégorie, euphémisme, polysyndéte,  accumulation, etc.

Insistons sur :
1- L'enjambement prolonge la phrase sur plusieurs vers.
Exemple :
" Un homme est mort qui n’avait pour défense 
 Que ses bras ouverts à la vie"

2- Des figures de style
A- La métaphore : C’est une comparaison sans outil comparatif, une assimilation.
Exemple :
" Nous le voulons aujourd’hui
 Que le bonheur soit la lumière"
- Nous notons une assimilation entre " bonheur" et " lumière"
B- L'anaphore : C'est la répétition de(s) même(s) terme(s) en début de phrases, de vers ou de plusieurs
propositions.
Exemple :
Un homme est mort qui n’avait pour défense 
 Que ses bras ouverts à la vie
 Un homme est mort qui n’avait d’autre route
 Que celle où l’on hait les fusils
 Un homme est mort qui continue la lutte
- Notons la reprise anaphorique de l'expression : " Un homme est mort qui ..." aux vers 1, 3,5.

C- Le parallélisme : C’est le fait d’utiliser une syntaxe semblable pour deux énoncés.
Exemple :
" Nous le voulions aussi
 Nous le voulons aujourd’hui"
- La même structure syntaxique est employée dans ces 2 vers

D- L'antithèse : C'est une forte opposition entre deux termes.
Exemple :
" Un homme est mort qui n’avait pour défense 
 Que ses bras ouverts à la vie"
- L'antithèse est matérialisée par l'opposition entre les mots " mort" et " vie"

E-  La polysyndéte : A l’inverse de l’asyndète, la polysyndète consiste à multiplier les mots de liaison : conjonctions ou adverbes.
" Le mot courage et le mot découvrir
 Et le mot frère et le mot camarade
 Et certains noms de pays de villages
 Et certains noms de femmes et d’amies"
- Notons l'emploi répété de la conjonction de coordination "et" aux vers 20, 21 et 22.
Lien utile : http://www.sunumbir.com/pages/methodologies-et-autres/les-figures-de-style-ou-de-rhetorique.html

12/08/2018

 

" L'éducation est l'arme la plus puissante qu'on puisse utiliser pour changer le monde."
Nelson Mandela (18/07/1918 - 5/12/ 2013)

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Toute instrumentalisation de la justice
Hélas ! Vous portera, tôt ou tard, préjudice. 
Ibnoze

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"L'eau n'est pas nécessaire à la vie, elle est la vie"
Antoine de Saint-ExupéryImg 20180716 162244

Sur Sud FM, Baye Oumar Gueye reçoit Fatou Sarr Sow
Morceaux choisis :
Depuis 1960, nous avons les mêmes acteurs, les mêmes approche, le même système
Il n'y a pas de projet de société nouveau."
"Prendre la femme comme une véritable actrice de développement."
"La lâcheté de certains hommes qui refuse de prendre leurs responsabilités en reconnaissant leurs enfants."
" La bataille que nous menons, c'est notre histoire." 
Souleymane Konaré et Ndatté  Yalla ont imposé aux colons le vote des femmes.
" Nous avons une histoire qui reconnaît la place de la femme
" La seule chose qui vaille, c'est la République."
"La seule chose qui vaille c'est le Sénégal"
" Il faut une société équilibrée."

1/07/2018

Vendredi 29 juin 2018, à la Place du Souvenir africain, plus précisément au Musée de la Femme Henriette Bathily, a eu lieu la cérémonie de dédicace du livre " Grossesse et maternité: Expérience de deux Afropolitaines" écrit par Aminata Ndiaye Tall et Yacine Bio-Tchane, paru aux éditions Diasporas Noires.
En partageant leurs expériences respectives avec les lecteurs et le public, les auteures ont posé un acte symbolique, original.
Le débat fut modéré par  Mame Hulo Guillabert DG de Diasporas Noires.
Nous avons eu droit à l'expertise du Dr Youhanidou Wane Dia Gynécologue Obstétricienne.

 

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" Vous êtes ce que vous êtes, et tout ce que les flatteurs pourront dire ne vous fera pas plus grand que vous êtes ; demandez-vous plutôt à vous-même si vous êtes vertueux et si vous avez fait des efforts pour devenir meilleur ; souvenez-vous que la plupart des louanges ne sont que des mensonges complaisants." 
In Cours d'Analyse grammaticale. 
Bonne fête de Korité !  

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"Pour moi, c'est une statue."
M. Mansour Faye répondant à une question de Mamoudou Ibra Kane, Grand jury du 10 juin 2018

PS : M. Faye n'a pas voulu aller au fond des choses. Avec le temps, il comprendra que plus rien ne sera comme avant

Remue-ménage du 3 juin 2018
Alassane Samba Diop : Je voudrais qu'on parle du pétrole et du gaz ...
Jacques Habib Sy : Sur cette question du pétrole, tout ce que je peux dire c'est qu'il y a eu un conflit d'intérêts fondamental, ouvert ...
Abdou Aziz Diop : Aucun
Jacques Habib Sy : ... Qu'on a vu entre le fait que président de la République ...
Abdou Aziz Diop : ... Aucun conflit d'intérêts
Jacques Habib Sy :  ... entre le fait que président de la République ait laissé son frère s'impliquer dans les hydrocarbures
Abdou Aziz Diop : Ça, c'est du passé. 

Ma conviction : En voulant coûte que coûte défendre l'indéfendable, M. Abdou Aziz Diop ne cesse de se ridiculiser. Pour lui, la question du conflit d'intérêts,  eu égard au dossier Petrotim avec l'implication d'Aliou Sall, relève du passé.

Un dimanche, un texte : Texte cent quatre-vingt-dix-neuvième

Texte choisi : " Le déserteur" de Boris Vian
l - Présentation de l'auteur : Boris Vian (1920 – 1959) est un écrivain français. " La chanson « Le déserteur » fut écrite en 1954, probablement en réaction au recrutement pour la guerre d'Indochine, et juste avant le début de la guerre d'Algérie. Cette chanson prend la forme originale et provocatrice d'une lettre ouverte au président de la République de l'époque René Coty. Véritable déclaration d'insoumission, la première version, jugée trop subversive ne trouve aucun éditeur."

II- Texte : Le déserteur
Monsieur le Président 
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps

Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir

Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens

C’est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m’en vais déserter.

Depuis que je suis né
J’ai vu mourir mon père
J’ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants

Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers

Quand j’étais prisonnier
On m’a volé ma femme
On m’a volé mon âme
Et tout mon cher passé

Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J’irai sur les chemins.

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens :

Refusez d’obéir
Refusez de la faire
N’allez pas à la guerre
Refusez de partir

S’il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président

Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n’aurai pas d’armes
Et qu’ils pourront tirer
     Boris Vian, Textes et chansons, 1955.
III- Quelques axes de lecture
- L'art de dire autrement les choses
- La poésie dérange
- Le refus . Le refus d'obéir aux règles de la société
- Qui parle ? À qui ?
- La progression des idées
- Repérage de champs lexicaux
- La valeur des temps et modes verbaux
- Pourquoi cette fut-elle interdite pendant une dizaine d'années ?
- Les marques de l'ironie
- Repérage et interprétation de figures de style : anaphore, parallélisme, métonymie, gradation, énumération, etc.
- Expliquez la chute du poème
- Le niveau de langue utilisé
- L'effacement de la ponctuation
- Etudiez les rimes et le mètre des vers
IV- Insistons sur
1- L'impératif :
L'impératif est "le mode de l'injonction(1). Il permet d'exprimer, à la forme positive, un ordre, une exhortation, une prière, un conseil ou une suggestion.
Il permet d'exprimer, à la forme négative, la défense." 
Il existe à la deuxième personne du singulier et aux deux premières personnes du pluriel.
 Exemple : " Refusez d’obéir
Refusez de la faire
N’allez pas à la guerre
Refusez de partir"

2- Le mètre utilisé
L'hexasyllabe est un vers qui comporte 6 syllabes
Exemple : " Au nez des années mortes
                     J’irai sur les chemins."

Maquillons encore ! 
M. Le Président de la République a la possibilité de nommer qui il veut, comme il veut, où il veut et quand il veut. Il en sera toujours ainsi tant qu'il sera aux commandes. 
Seulement, en s'intéressant aux actes posés depuis 2012, on voit clairement le caractère creux du slogan, mille fois répété, " La patrie avant le parti". Contrairement à Macron, Macky ne pourra jamais dire, sur plusieurs questions, " Je fais ce que j'ai dit."
Après la mort de l'étudiant Mamadou Fallou Séne ...
En nommant MM. Ousmane Thiaré et Pape Ibrahima Faye respectivement Recteur et Directeur du CROUS ( sur proposition, à coup sûr, du Ministre de l'enseignement supérieur et du Ministre de l'hydraulique, par ailleurs beau-frère du président de la République) nos autos-riz-thé démontrent à quel point elles manquent de lucidité.
Devant la délicatesse de la situation prévalant à l'Université Gaston Berger depuis des semaines, et le meurtre de l'étudiant Mohamadou Fallou Séne, elles auraient pu porter leur choix sur l'expérience et la sagesse au détriment de la jeunesse et de l'aspect symbolique.
PS : Je tiens à féliciter M. Pape Ibrahima Faye que je connais depuis plus d'une vingtaine d'années même si je sais qu'on lui a remis une patate chaude. Sa détermination aidant, il essayera, à coup sûr, de relever le défi.

Écrire comme Léon Laleau pour décrier l'apologie de la transhumance

Atelier d'écriture virtuel : Tenter de respecter le nombre de vers, le nombre de syllabes et les rimes 
Trahison 
Ce fait décevant qui ne correspond 
Pas à nos valeurs ou à nos coutumes 
Vient plomber l'essor de notre Nation.
Cette attitude agite l'amertume 
Des électeurs; sentez-vous cette errance 
Et la promotion qu'on trouve normale 
De la trahison nommée transhumance 
Ce qui n'honore pas le Sénégal ? 
Ibnoze 
22/09/2017

Poème original 
          Trahison
Ce cœur obsédant, qui ne correspond
Pas avec mon langage et mes coutumes,
Et sur lequel mordent, comme un crampon,
Des sentiments d'emprunt et des coutumes
D'Europe, sentez-vous cette souffrance
Et ce désespoir à nul autre égal
D'apprivoiser, avec des mots de France,
Ce cœur qui m'est venu du Sénégal ?
 Lèon Laleau, poème cité par Léopold Sédar Senghor, P.U.F., Paris, 1948

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Sunumbir sur France 24

Sur France 24, Alexandre Capron a parlé de sunumbir dans Les Observateurs du 9 septembre 2017
Un focus fut fait aussi bien sur l'initiative Save Dakar et sunumbir 
http://observers.france24.com/fr/20170718-dakar-photos-prises-vif-denoncer-incivilites-quotidien-senegal

 
 

18 avril 2012, Conférence de presse conjointe : N. Sarkozy et M. Macky Sall
L'euphorie aidant, M. Macky qui avait pris fonction Le 2 avril 2012, déclarait ceci  : 
" Le Sénégal est un pays démocratique et il le restera.
Je veillerai personnellement à ce que ce modèle de démocratie soit irréprochable. C'est la raison pour laquelle, dès l'entame de mon mandat, j'ai décidé de renoncer à deux années de mandat :  pour passer du septennat ... vers un quinquennat. Et,  je ferai inscrire dans la nouvelle constitution, qui sera en élaboration, et qui va consolider,  disons les aspects démocratiques ... pour que le mandat soit dorénavant de cinq ans renouvelable une seule fois." Macky Sall

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