Baïdy ly du Lycée de Thiaroye

Ciel, pleut pour mon peuple

Ciel pleut pour mon peuple

 

Pleut, ciel ! Toi gardien de la vie

Mon peuple pleure et t’implore100-5883.jpg

Le sable pourri de cadavres a soif

Pleure pour mon peuple

La sueur trahie s’est desséchée

Les pas ne foulent plus l’herbe d’autrefois

Les oiseaux ne savent plus où se poser pour chanter

La nature en deuil pleure

Ciel verse tes larmes, bénédiction de Dieu

Arrose le cœur de mon peuple.

 

Le tam-tam ne bat plus si fort 

Les jambes des danseurs s’affaissent 

La baguette suspendue dans l’air 

Le claquement des mains est devenu

Osseux

Les sourires se fanent

Mon peuple se vide

O ciel pleut !

Terre chiche, terre chétive rends à mon peuple sa sueur

Pleut, pleure pour mon peuple.Ciel, pleut !

 

Baidyly,l’heureuse l’âme en flamme, 2014Gentle

L'innocent

Ma vue coulait lentement comme sur des rails,

Comme sur des fils électriques, se tordantGentle

Ennuyeusement au fond de l’espace ardent.

Et, le soleil s’engouffrait dans les entrailles

Des rochers, de loin, je l’observais, emportant

Ses rayons. J’imaginais ralentir le temps.

Recréer le lointain.

Repousser le prochain.

 

Sur ma terre fumante le malheur tiraille,

Hante, et règne en diable. O mon Dieu ! entend

Mon  silence, son bruit des ailes, plus bruyant

Que mille bruits, rougir au fond de mes entailles.

Mes pieds sur l’asphalte, mes yeux au ciel,

Mon Dieu dîtes-moi pourquoi ce malheur mortel ?

Pourquoi nous les enfants ?

Pourquoi les innocents ?

 

O mon dieu ! Sommes-nous dans une forêt

Où le bonheur est en vitrine, île inaccessible

Dans une mer pleine de remous, bercée, orée

Par la souffrance comme un mûr in cognoscible ?

Et mes pas ne foulent plus l’herbe d’autrefois.

Homme cupide, homme parcimonieux rend moi

La joie, la gaieté,

La paix, la liberté.

                                                                       Baïdy Ly, l’innocent.

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Date de dernière mise à jour : vendredi, 08 Août 2014