Des extraits du recueil A cœur ou vers

Saint-Louis, terre mienne !

M. Cheikh Thiam chante la ville tricentenaire, ancienne capitale de l’Afrique Occidentale Française. Saint-Louis, la belle, Saint-Louis,  cette terre qui nous redonne vie !  Un autre bel hymne vous est servi grâce à sa belle plume.     

             Terre mienne                                         sur-ibnoze-le-27-avril-2013-plus-027.jpg

 O chantez ! Chantez ma terre maternelle

A la sève nourricière éternelle,

Loin du tumulte, tu souris le monde.

Saint-Louis, ville sainte aux mille visages,

Saint-Louis, berceau de l’hospitalité,

Bercé par la douce mer de la fraternité,

Tu fais ma fierté tel un sage

Rajeuni par le poids subtil des âges.

La nature te loue, et avec la rage,

L’ivresse et l’extase d’un mage

Subjugué par la profondeur mystique des incantations,

Elle te prie, te supplie d’ouvrir ton cœur salvateur

Au monde de la tentation,

Et par ta chasteté puérile, nourrir                                                                        sur-ibnoze-le-29-mars-2013-026.jpg

Cette vie au funeste sourire.

M. Cheikh Thiam

Professeur certifié de Lettres

Au Lycée John Fitzérald Kennedy de Dakar


 

 

Gloire d'un jour


sur-ibnoze-le-27-avril-2013-plus-027.jpgAbreuvez-vous aux sources de ce poème de M.   Cheikh Thiam, professeur de Lettres  au lycée John Fitzgerald Kennedy de Dakar. Ce beau texte, plein de sens, est extrait de son recueil A cœur ou vers qui paraîtra prochainement. « Gloire d’un jour » est d’une profondeur telle que les mots paix et espoir retrouvent leur signification. La paix, par delà un simple espoir : une espérance ! Nous vous laissons apprécier.

O peuple levez-vous ! Le jour de la gloire a tonné.

O peuple réveillez-vous ! Le jour faste a sonné.

Ecoutez l’appel vibrant des dieux de la paix,

Répondez à l’appel persistant des sons suaves

Et joyeusement assourdissants des tam-tams,

Rythmés d’une mélodie délicate, voluptueusement  endiablée.

Un jour nouveau pointe à l’horizon comme le soleil naissant,

Un jour de renouveau, à la senteur enivrante s’exhalant des Jardins d’Eden.

Finis la souffrance, les guerres et la misère.

La Paix, de sa blancheur immaculée, sourit le monde,

Laissant derrière elle une humanité opprimée, une vie épouvantable,

Un passé immonde et des souvenirs échoués quelque part,

Loin de la terre des hommes, dans les profondeurs des ténèbres.

Espoir, O Espoir ! Tant convoité, tant recherché,

Aujourd’hui te revoilà, enfin décidé à renaître, à redonner  vie.

Tant de haine, tant de rancœurs enterrées,

Tant d’âmes apaisées, tant de cœurs tempérés.

La Colombe, au firmament, loin dans le ciel,

Retrouve sa joie de vivre d’antan,

Bercée par un vent nouveau, le vent de la Renaissance.

O Paix ! De ta sève nourricière inonde la terre entière,

Eparpille sur tout l’univers, ton éclat somptueux, l’Eclat-Joie,

Et de ton eau bénite, redonne vie à ces âmes,

Ces milliers d’âmes troublées et meurtries par tant de malheurs.

Enfin, une ère nouvelle a sonné, un âge d’or :

Une époque entière d’obscurité enterrée,

Des jours sombres éclairés par une luminescence envoûtante,

La douce lumière du Soleil-Paix.

M. Cheikh Thiam

Professeur de Lettres

Poète

                                                                           

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 03 Juillet 2013