Du fait divers au fait pervers

Que d'émissions sur la bande FM

« Ta mère était-elle amoureuse de ton père ? » "Où aviez-vous eu un rapport ?"

Telles sont deux questions posées à des plaignantes par des animateurs de deux des différentes émissions ayant trait aux faits divers et qui pullulent sur la bande FM. De telles questions nous paraissent déplacées dans la mesure où elles n’avaient aucune incidence sur le cours de l’histoire. Les dames qui se plaignaient, en racontant leur infortune s’attendaient sûrement à une solution ou tout au moins à une avancée dans le traitement ou la médiatisation de leur cas ; non pas qu’on se contente de tourner le couteau dans leur plaie encore saillante.

Et puis, doit-on  assister à une usurpation de fonction, le temps d’une émission qui plus est d’un journal de faits divers en se substituant au procureur, à l’avocat, au policier, etc. ?

Un fait divers ne doit pas forcément être transformé en fait pervers. Au nom de l’éthique et de la déontologie, les animateurs de telles émissions ne doivent pas se laisser emporter par le sensationnel. Par delà, les animateurs, les promoteurs de presse sont interpellés.

Des faits divers ne doivent point être amplifiés au point qu’on en arrive à proposer un journal à travers une compilation de faits divers.  

Evitons la banalisation, la généralisation, l’exagération qui pourraient être porteuses de graves conséquences sociétales.

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