Faire avec

Une question de langue

Nous comprîmes qu'il nous fallut faire contre mauvaise fortune bon cœur quand notre interlocuteur nous interpella, retint notre main droite pour des questions de nuances tout en sachant que nous étions fatigués et que le soleil au zénith dardait toujours ses rayons.
Nous nous transformâmes en dictionnaire ambulant et fîmes avec eu égard à notre statut de prof de Lettres.
Je sais que vous rentrez à l'instant et que vous êtes pressés, mais dîtes-moi il y a bel et bien une différence entre « j'ai débuté » et « j'ai commencé ».
Nous n'avions pratiquement pas le choix devant ce prof de Maths qui voulut juste jouer au puriste, académicien de la langue française à l'instar du tonitruant vendeur de brochures à la criée dans les bus DDD. Le fait est que nous savions que notre interlocuteur avait la bonne réponse, mais posait la question malgré tout.
Nous sommes restés courtois et avons répondu à sa question en attirant son attention sur le fait selon lequel nous n'avions pas à faire notre show parce que nous étions à l'aise avec telle ou telle langue. Le français étant, pour nous, un outil de travail, de communication. Quelle que soit sa beauté, quelle que soit sa complexité, il n'en est pas moins une langue comme toutes les autres, ni plus ni moins.

 

 

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