Le non-respect des arrêts et ses conséquences fâcheuses

Chronique 1

Vendredi  17 janvier  2013. Il est sept heures et un quart, je me mets tranquillement sur les places réservées aux clients des transports en commun. Au bout d’une dizaine de minutes j’aperçus de loin, à plus d’une cinquantaine de mètres, le bandeau lumineux d’un bus de la compagnie Dakar Dem Dikk. A défaut de la ligne 11 qui va de Lat Dior à Keur Massar, je décidai de prendre la ligne 2, allant de Leclerc à Daroukhane ; ces deux partagent un axe commun : l’autoroute. A l’intérieur, j’eus, heureusement, droit à une place assise. Le seul hic c’est qu’en période de fraicheur les vitres des nouveaux bus Sunlong, acquis depuis l’année dernière, sont hermétiquement fermées ; ce qui pose un problème à ne pas négliger les toux émises par des clients en cours de route, peuvent être source de maladie ; et puis rien ne vaut une bonne aération.

       Le voyage se passa normalement en termes clairs, la circulation fut fluide. Simplement parce que nous prenions un sens inverse : disons-le ceux qui se dirigent vers Dakar- centre roulaient aux pas alors que ceux qui, comme nous en sortaient, allaient à vitesse raisonnable. Une fois le rond-point situé juste après le Technopole, je descendis du bus puisqu’étant obligés d’entrecouper le chemin.

Je pris la ligne 44 des minibus Kinglong moyennant la modique somme de cent francs. Le chauffeur était censé me mener jusqu’à La poste de THIAROYE. Ce qu’il ne fit point, du  moins pas avec moi. Après la traversée de l’intersection Bounte Pikine, il fut interpelé par un gendarme qui lui reprochait son stationnement en dehors du lieu indiqué : juste pour ramasser un client. Le gendarme lui demanda son permis de conduire, le chauffeur faisant son cinéma lui présenta sa carte grise avant que l’homme en tenue ne renouvelle sa demande ; contre toute attente ce dernier eut droit à une attestation. Surpris il récupéra aussi bien la carte grise que l’attestation pour ensuite intimer l’ordre au chauffeur de se garer et de débarquer tous les clients. La confusion fut totale. On était à une dizaine de minutes de huit heures.

        A peine, suis-je descendu du minibus que je vis un bus de la ligne 11, se diriger vers l’échangeur de SIPS, je fis signe au conducteur qui s’arrêta net à l’arrêt des bus. Le devoir   m’appelait : je devais faire cours à partir de la pile de huit heures.

Je laissais derrière moi le chauffeur du minibus et le gendarme en train de négocier suivant des va-et-vient  incessants, des clients anxieux devant la nouvelle tournure qu’avait pris leur trajet.

Les clients vont-ils être embarqués, sans confusion aucune, dans un autre minibus ? Le gendarme recevra-t-il un billet de banque de la part du chauffeur fautif ? Ce dernier saura-t-il où stationner la prochaine la prochaine fois ? Autant de questions qui méritent d’être posées. Une chose est sûre : le non-respect des arrêts peut avoir des conséquences fâcheuses.

   M. DIALLO IBNOU

Doctorant ès Lettres Modernes, Option Grammaire Moderne

Professeur de Lettres Modernes ( ibndiallo@gmail.com)

Blog : ibnoze.seneweb.com

www.ibndiallo.e-monsite.com

 

 

 

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