Les intellectuels sénégalais sont interpellés

Dimanche matin sur la RFM

Dimanche 13 septembre 2015, sur la rfm, il y eut un remue-ménage admirable.
M. Alassane Samba Diop aura réussi sa sortie hebdomadaire contrairement à sa sortie désastreuse sitôt après le crash de l'avion de la Compagnie Sénégal Air.
Il aura eu le mérite d’inviter deux intellectuels de renommée internationale qui ont pu faire un diagnostic sans complaisance de la situation du pays.
MM. Serigne Mor Mbaye et Souleymane Jules Gomis sont restés lucides ; ce qu'on attend d’ailleurs d'un intellectuel. Ils ont présenté des arguments pertinents pour démontrer qu'une loi ne devrait point être assujettie à une émotion. Qu'elle devrait plutôt être l'objet d'une réflexion mûre. Pour eux, la peine n’est pas la solution devant la recrudescence de la violence.
Entre autres phrases prononcées par le psychologue M. Mbaye :
Quand on gère un pays, on ne fonctionne pas à l’émotion
Il nous faut de vastes programmes d’éducation des parents
Les jeunes ne croient plus en l’école, c’est grave.
La jeunesse africaine est une opportunité extraordinaire
La violence est liée à l’anxiété des jeunes
Les élites africaines sont en panne d’idées
Un État fait de la prospective
Il faut changer les paradigmes
Nous n’avons pas de projet de société
Nous sommes un pays d’escrocs
Tous les atouts sont réunis pour développer ce pays.
Il nous manque un sentiment national fort.
Il faut assainir la société.
Il y a des choses qui ne se discutent pas dans un pays
La formation d’élites mercenaires
La relève de la société civile s’organise
De plus en plus, le monde devient cynique
Il nous faut un sentiment national fort
Sur le PSE : un projet se débat avec la population
L’émergence n’a aucune prise sur la jeunesse
M. Alassane Samba Diop put relancer le débat de bout en bout :
Dakar, c’est un village urbain
Il faut assurer la relève de la société civile
Citant Sankara, il dira l’impérialisme commence par le grain de mil ou de maïs qu’on mange
Pour M. Gomis des causes socio-économiques sont à l’origine de la violence. Sur une autre question, M. Gomis ne mit point de gants pour montrer la nécessité d'associer les jeunes dans toutes les politiques mises en place dans ce pays.
Entre autres phrases prononcées par M. Gomis :
Il faut développer une politique de promotion des langues nationales
Il faut inciter notre élite politique à valoriser la terre
Que le monde rural ne soit plus relégué au second plan. Créer un nouveau type d’agriculteur
Tant qu’il y aura la dépendance alimentaire la réflexion aussi sera dépendante.
C’est regrettable que les Sénégalais ne comprennent pas que le riz sénégalais est de très bonne qualité
Nous ne travaillons pas suffisamment comme nous le voulons.
L’élite politique n’a pas encore bien cerné le monde du travail
Ceux qui ont réussi légalement, il faut les citer en modèle
La jeunesse africaine est bien outillée, bien armée
Il faut savoir dire non
C’est malheureux que nous soyons très critiques sans pour autant développer l’autocritique
Le sociologue de l’éducation, M. Gomis mit l'accent sur ce qui est à l'origine de la violence.
Au Grand jury, Antoine Diouf reçut M. Mamour Cissè
S'il vous plaît, dîtes à M. Cissé que l'imparfait du subjonctif obéit à des règles précises.
M. Cissè eut quand même le mérite de souligner les politiques à mettre en place pour accompagner le secteur privé local. Il est bien placé pour parler de ce secteur. Comprenne qui pourra !

17/09/2015

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