La fille à la peau "xessalisée" éconduisit son prétendant tétu

Rester sur ses gardes

Paco le réparateur était en jean et en débardeur. Il portait une casquette tandis que son adjoint Aly avait des lunettes de soleil et était en chemise.

sur-ibnoze-le-29-mars-2013-026.jpgUn jeune homme nous trouva, Ma Soxna et moi,  sur place. Il expliqua sa panne à Aly ; Paco quant à lui  s’occupait, depuis près d’une dizaine de minutes, de nous.

Une dame d’à peu près 30 ans venait d’arriver sur les lieux. Après salutations, elle sut que les réparateurs étaient pris. Elle décida alors de faire un tour. Entretemps, Aly demanda au jeune homme le code de son téléphone.

-          1977, lui dit-il

Tu es encore jeune, lança Aly. Pourquoi passer ton temps à reluquer cette fille qui était là tantôt. Tu devrais regarder ailleurs. Celle-là ne te convient pas.

Je ne suis pas aveugle que je sache. Et puis, qu’est-ce que tu en sais ? répondit le client.

La fille revint sur les lieux cinq minutes plus tard. Occasion ne pouvait être plus propice vu qu’il s’intéressait déjà à la fille, il lui céda volontiers sa place. Nous nous étions mis debout attendant avec impatience nos matériels.

Ma soxna avait pris les devants contrairement à nous qui avions préféré rester cois.

-Paco ne nous fait pas poireauter comme la dernière fois, suggéra Ma Soxna.

-Non Madame ! Cette fois-ci, il va vous montrer tout son talent. En un temps record vous aurez votre outil.

-Vivement alors.

La fille put profiter de cette faveur qui, en réalité, n’était pas gratuite. Le jeune homme était sûrement tombé sous le charme de cette fille courte de taille aux rondeurs intéressantes, au teint clair sous les effets du « xessal » et en perruque. Au moment de s’asseoir, elle nous « photographia » pour parler trivialement en ouolof. Un pan et non des moindres de son corps fut dévoilé ; suivez notre regard, s’il vous plaît. Ma Soxna s’étonna que nous ayons pu voir tout ça. Tu auras beau fermer les yeux tu verras malgré toi, lui disions- nous. Elle était obligée de tirer constamment vers le bas son haut.

Une histoire de photo :

L’heure était venue pour le jeune homme qui, jusque là s’intéresser à toutes les femmes (les jeunes comme les moins jeunes), de nous montrer ses réelles motivations. Il récupéra son téléphone réparé alors que nous attendions toujours le nôtre ; il mit en marche son appareil photo et demanda à la fille de lui regarder pour immortaliser cet instant.

Miss regarde-moi, je te prends en photo.

Le refus de la fille fut catégorique. Ne me prends pas en photo. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, elle cacha son visage pour ne pas être pris en dépourvu.

Laisse- la tranquille, lui demanda Aly.

Pendant ce temps, une fine pluie s’abattait sur nous. Pour tuer le temps nous nous adonnions à un jeu d’enfant : nous nous occupions des verres vides jetés après usage.

Sur un ton ironique Aly lâcha et cette pluie qui ne cesse pas. Il est ainsi avec Michael (faisant allusion à Dieu) qui en déclenche une pluie même au mois de Novembre.

Le jeune revenait à la charge. Tu ne veux pas de ma photo. Je t’attends au tournant. Sache que de gré ou de force je te prendrais en photo.

Advienne que pourra. Ce n’est plus une simple photo.

Le jeune homme partit et le laissa tranquille non sans lui avoir demandé comment les choses allaient se passer pensant peut-être  qu’elle était une fille de ….. Et que demandes-tu ?

Elle lui rabattait le caquet. A la prochaine. Rentre puisque tu as ton call. Dès qu’il s’en alla la fille motiva son refus. Je n’ai pas voulu qu’il me prenne en photo parce qu’il faut s’attendre à tout. Il peut toutefois poster mon image sur facebook ou dire à tout le monde que je suis sa petite amie alors que nous ne nous connaissions pas. Je préfère rester sur mes gardes.

Après tout n’avait-elle pas raison ? Dans la vie, tous les actes posés n’ont-ils pas leurs conséquences ?

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