Elhadji Ibrahima Sall

Au magazine Opinion sur Walf TV

Morceaux choisis :
Pierre Edouard Faye : il faut moraliser la vie politique au Sénégal ?
El hadji Ibrahima Sall : [...] il faut moraliser en punissant l'infidélité, le fait que la trahison soit érigée en vertu politique. Il faut que dans ce pays, les hommes et les femmes qui font la politique comprennent que la politique, c'est d'abord des idées, c'est d'abord des projets, et qu'on s'engage dans les projets et qu'une fois qu'on est battu, on passe à l'opposition et on fait de l'opposition. Y a rien de plus fin, rien de plus important pour une démocratie que les contre pouvoirs. Le véritable problème dans notre pays, pour la démocratie, c'est d'organiser les contre pouvoirs de lui permettre de s'exprimer, de lui permettre de critiquer pour que nous tous, nous puissions améliorer notre sort, améliorer notre condition et laisser à nos enfants un pays meilleur que celui que nous avions eu.
Pierre Edouard Faye : La question de la réduction du mandat présidentiel : le président avait promis de ramener ce mandat à 5 ans, mais de plus en plus les langues se délient au sein même de sa formation politique. Pensez-vous qu'on s'achemine vers un autre « wax waxeet »?

El hadji Ibrahima Sall : ... Cette question-là ne concerne personne d'autre que le président de la République. ... C'est lui quand il donne sa parole, il ne parle pas avec la bouche et la langue des militants.
C'est lui qui donne sa parole. C'était un engagement à l'entre-deux tours. C'est extrêmement important, ça veut dire qu'il a basculé de 20 à 65%, du fait de cet engagement.
Pierre Edouard Faye : engagement qu'il a réitéré en étant président, d'ailleurs...
El hadji Ibrahima Sall : Qu'il a réitéré sur le perron de l'Élysée. Il avait dit sur deux questions, il ne va pas reculer : sur la lutte contre les biens mal acquis et sur la réduction du mandat.
Moi, j'estime que par respect pour lui et par respect pour ses fonctions parce que le président de la République ce n'est pas n'importe qui; c'est un homme qui occupe les plus hautes fonctions dans ce pays, nous devons le respecter et l'aider à respecter sa parole. Ça ne dépend que de lui. Maintenant ... Tout le monde sait que le juriste le plus médiocre, vous lui dîtes, je veux ça, on peut trouver les moyens pour le faire. Donc ça ne pose pas de problème. C'est sa responsabilité, et sa conscience, ça ne concerne personne d'autre ni moi, ni toi, ni les militants de l'APR.
El hadji Ibrahima Sall
Parti Demain,  la République

 3 mai 20151902763 571266542996397 917395630335554929 n

 

 

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