M. Bira Sall s'intéresse au statut de l'enfant

Développement de la Petite Enfance (DPE) : Fondements et Principes pour l’Action

imag0185.jpgL’engagement de la communauté internationale en faveur de la petite enfance dans une perspective holistique trouve des justifications dans l’action humanitaire, à laquelle on peut trouver des fondements philosophiques, voire humanistes et juridiques. L’action humanitaire est, d’ailleurs, souvent justifiée par la solidarité et par toute la moralité qui sous- tend le principe humain d’aide à la personne : on n’a pas le droit apparemment d’être seul heureux et de rester indifférent au malheur des autres. C’est un devoir, un impératif kantien que de secourir les autres, de les assister. René- Jean Dupuy notait à juste titre : Le cri de l’homme en détresse qui justifie l’assistance est le cri de l’humanité… l’homme en détresse n’est pas une victime isolée. Il est le membre d’un Corps. L’humanité communie à la souffrance de l’homme. (René Jean Dupuy, 1991)

 Il s’y ajoute : quelle que soit l’action à entreprendre pour un profit individuel  ou collectif, on a toujours  besoin des autres car l’homme, considérait Platon, a une foule de besoins, naturels comme artificiels, qu’il ne peut pas à lui seul  satisfaire. Comme pour donner raison plus tard à Einstein qui pensait qu’on est intelligent qu’à plusieurs, l’auteur de la République cherchait ainsi à justifier la nécessité de   la coopération dans la vie sociale.

Au-delà de l’idéalisme justificatif de l’action humanitaire et les exigences de la vie sociale, un certain réalisme justifierait l’action humanitaire pense- t- on : les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ; le soutien ou l’aide apportée aux « peuples pacifiques » selon l’expression de Truman, permet aux donateurs d’asseoir leur influence. Mais, quels que soient les principes ou les intérêts cachés, entendons par action humanitaire, la définition qu’en donne Rony Brauman[1].

Cette personnalité française de l’humanitaire  pense que  l’action humanitaire est celle qui vise, sans aucune discrimination, avec comme seule volonté de soutenir avec des moyens pacifiques à préserver la vie dans le respect de la dignité à restaurer l’homme dans ses capacités de choix.

En outre, le discours prononcé par Harry Truman le 20 Janvier 1949, lors de son investiture pour son second mandat, a été déterminant dans l’orientation des nations unis pour l’aide au développement.

Dans ce discours on peut lire : « Il faut lancer un nouveau programme qui soit audacieux et qui mettent les avantages de notre avancée scientifique et de notre progrès scientifique au service de l’amélioration de la croissance des pays sous-développés. Plus de la moitié des gens de ce monde vivent dans des conditions difficiles. Leur nourriture est insuffisante (…) leur pauvreté constitue un handicap et une menace tant pour eux que pour les régions les plus prospères.

Pour la première fois dans l’histoire l’humanité détient les connaissances techniques et pratiques susceptibles de soulager la souffrance de ces gens. Nous invitons les autres pays à mettre en commun leurs ressources technologiques dans cette opération. Leurs contributions seront accueillies chaleureusement. Cela doit constituer une entreprise collective à laquelle toutes les nations collaborent à travers les Nations Unies et ses institutions spécialisées pour autant que cela soit réalisable. Il doit s’agir d’un effort mondial pour assurer l’existence de la paix, de l’abondance et de la liberté. » (H.Truman, 1949).

Cette mobilisation au début s’est développée autour de cataclysmes naturels, mais aujourd’hui, rappelle Jacques Lebas et Jacky Mamou, elle s’est prolongée à travers « les actions de solidarité de proximité. Les exclus des mégapoles, les malades atteints de pathologies chroniques et invalidantes, les sans-papiers, sans-domicile, sans-droits, les enfants des rues... ». (Jacques Lebas et Jacky Mamou, 2000).

 Le terme consacré pour désigner cet élan de solidarité demeure la coopération ou le partenariat, l’aspiration à servir l’intérêt général, plus ou moins limitée à un groupe mais aussi l’idée que collectivement on est plus fort.

 Au-delà, il s’agit de faire jouer les principes de solidarité entre les hommes et des femmes qui partagent les mêmes principes.

 L’enfance en question : D’un être sans statut à celui de Personne

La définition de l’enfant comme un être incomplet est très ancrée dans l’histoire : Déjà l’étymologie du mot rend compte d’une idée qu’on s’est fait de l’enfant dans les sociétés anciennes, notamment gréco-romaines : enfant vient du latin « infans » formé du préfixe négatif « in » et du participe présent de « fari » qui signifie parlé, l’enfant est donc celui qui ne parle pas.

Cet objet d’étude qu’est l’enfance, pour l’auteure Julie Delalande[2], est « culturellement construit » : l’ethnologie a permis de montrer comment le concept d’enfance se construisait bien plus par la culture que par des caractères physiologiques.

C’est le regard qui est posé sur l’enfant qui le définit et ce regard varie d’une culture à l’autre.  En effet, jusqu'au 19e siècle, pour la plupart des groupes sociaux, l'enfant a été considéré par ses éducateurs soit comme un adulte en miniature, soit comme un être incontrôlé presque sauvage à qui il fallait inculquer des règles de sociabilité par la force.

Cette conception de l’enfance, est résumée bien par Philippe Ariès, lorsqu’il précise dans la préface de son ouvrage. Dans notre vieille société traditionnelle celle- ci se représentait mal l’enfant, et encore plus mal l’adolescent. La durée de l’enfance était réduite à sa période la plus fragile, quand le petit d’homme ne parvenait pas à se suffire ; l’enfant, alors à peine physiquement débrouillé, était mêlé aux adultes. De très petit enfant, il devenait tout de suite un homme jeune (Philippe Ariès, 1993)

 

 Du point de vue des parents, l'enfant est resté longtemps une "propriété" dénuée de statut légal indépendant de l'unité familiale, ceci quelle que soit l'intensité de l'amour parental dont il fait l'objet le plus souvent. En effet, comme le rappelle John Ward dans un article  de synthèse de la littérature sur l’histoire de l’enfance,  c'est seulement vers le milieu du 19e siècle que s'opère une prise de conscience parmi les classes moyennes de l'existence de "l'enfance" en tant que période de la vie privilégiée.

L'enfant des classes populaires, voué à un avenir de labeur dès le plus jeune âge, ne bénéficiera réellement d'un "temps de l'enfance" que bien plus tard encore, à partir des années 1920 ( John Ward,2004)

Il s’y ajoute que l’ignorance des masses, comme certaines croyances, allaient à l’encontre de l’hygiène moderne, d’une alimentation saine. Par exemple, il était interdit de « couper les ongles le dimanche car c’est donner du pain béni au Diable » ; de se laver certains jours. Buffon, un savant du 18 eme siècle, considérait qu’on peut mettre de l'alcool dans le biberon : En permettant aux enfants de boire de temps en temps un peu de vin, on préviendrait peut être une partie des mauvais effets que causent les vers : car les liqueurs fermentées s'opposent à leur génération.

 

 

Cette position est confortée par le témoignage suivant : L’absence de lavage : dans la société traditionnelle l'eau est un bien rare : la maison rurale est peu chauffée, on peut attraper froid en se lavant. On ne lave pas la tête : c'est ce qui distingue l'homme de l'animal : la fontanelle était considérée comme perméable notamment aux vers. Pour enlever le ver : on fendait en deux un pigeon vivant et l'appliquait encore pantelant sur la tête de l'enfant : dans le but "d'appâter le ver et de l'inciter à se retirer du cerveau. On disait "la maladie de peau est la santé des boyaux", suivant la théorie des humeurs qui ferment à l'extérieur du corps de l'enfant et non à l'intérieur. ( Loux. F, 2011).

À bien des égards, on peut noter des différences avec les réalités de la société occidentale dont parle Ariès et celles que nous avons en Afrique.

Mais, généralement, dans les sociétés dites traditionnelles l’enfant, étant considéré comme un bien commun, « la propriété »  du groupe lignager, soumis à l’action éducative de tous, il peut être envoyé, conseillé, corrigé ou puni par n’importe quel adulte du village.  La communauté en Afrique, par exemple, avait une idée de l’enfant : celle que la tradition lui reconnaissait à travers ses idéaux, ses attentes. On peut penser ici à l’éducation traditionnelle au sens péjoratif : une éducation collective qui revêt un caractère collectif parce qu’elle relève non seulement de la famille mais de toute la collectivité. Et l’enfant n’y occupait pas une place centrale.

 

Le principe général voulait également que l’enfant soit entrainé à la discrétion.

Une idée précisée, d’ailleurs, par Jacqueline Rabain, dans l’étude qu’il a faite de la société wolof, au lendemain des indépendances. Sous sa plume, on peut lire : L’enfant, dit-on, doit acquérir cinq habitudes, cinq limites. Il doit apprendre à avoir la « bouche courte », la « main courte », le « regard court », le « pied court », les « oreilles courtes ».Apprendre à ne pas trop parler (avoir la bouche courte) apparait le trait majeur. (Rabain, 1994).

Ce modèle de « l’enfant du lignage » perdure encore dans de nombreuses sociétés rurales des pays du Sud où l’enfant n’est pas appréhendé comme une personne. Rollet.C (2012), dans une publication qu’il a coordonnée rapporte les conclusions d’une étude ethnologique où on peut lire : «  à Surimana (Cuzco, Perou), Palmira LA RIVA Gonzalez, explique que tout nouveau- né est considéré comme « n’étant pas encore humanisé » : il est « démon » ou « esprit maléfique ».

Devenir un homme ou une femme, est le résultat instable d’un long processus de construction social du corps et de la personne par le biais de différents rites de passage qui assurent la fixation de l’âme au corps, et le développement de ces capacités cognitives. (Bonnet. D, Surremin, 2012).

 

 Le puérocentrisme : l’enfant objet de toutes les attentions

La conception de l’enfant- Personne, en rupture avec l’éducation traditionnelle où on concevait l’enfant « comme un être docile et malléable, véritable cire mole que l’adulte façonne à son gré » dicté par une certaine « adultocentrisme », est bien contemporaine. En effet, c’est l’effort conjugué des recherches philosophiques, d’abord, psychologiques et scientifiques des dernières décennies, qui vont conforter ce « puérocentisme », l’idée que l’enfant doit être au centre des activités.

L’éducation traditionnelle sera critiquée au nom d’une personnalité propre à l’enfant. Et Rousseau, considéré par Dewey comme le prophète de l’éducation nouvelle, est le premier à reconnaitre à l’enfant, dans L’Émile, une personnalité propre, un processus naturel de développement qu’on doit respecter. Cet être particulier va prendre une attention particulière, aussi, chez Diderot attiré par le charme de son innocence.

 Plus tard, Pestalozzi, Montessori, Freinet, Decroly, Carl Rogers, comme théoriciens de l’école nouvelle, auront à réaffirmer avec force tout cela.

Il s’y ajoute que, ces dernières décennies la science est « enrôlée », les scientifiques mobilisés pour justifier l’importance des premières années de la vie dans le développement de la personnalité. 

Depuis Freud, on sait que les premières années de la vie sont déterminantes dans la formation de la personnalité : l’idée que « l’enfant est le père de l’homme » pour reprendre l’expression du poète britannique William Wordsworth a reçu plusieurs illustrations de la part d’’éminents psychologues : Piaget qui a beaucoup travaillé sur les étapes du développement de l’intelligence de l’enfant ; Françoise Dolto, entres autres figures de la psychologie infantile. 

L’importance des recherches sur le développement des enfants et l’intérêt que l’enfant a suscité, expliquent l’intervention de plusieurs  réseaux qui s’activent dans toutes les dimensions : médecins et biologistes vont progressivement sortir de leurs laboratoires et mener des études sur l’enfant.

Les études scientifiques indiquent que durant les 6 premières années de la vie, 700 synapses du cerveau se forment chaque seconde. Après l’âge de 14 ans, ce nombre se réduit considérablement Le cerveau des enfants est comme une machine qui observe et traite tout, en particulier au cours des 02 premières années de vie. Si cette observation et cet apprentissage ne sont pas stimulés, ils seront perdus et ne pourront pas être retrouvés par la suite. C’est à cette période précoce que se jouent les bases du développement futur, - formation de l’intelligence, de la personnalité et du comportement social -, et que se forment les principales liaisons neuronales, les synapses et les capacités d’apprentissage et de réflexion. (Young et Mustard 2008 ; Dorfman, 2009).

 Tout ce développement est en rapport avec la santé, la nutrition, l’environnement relationnel de l’enfant. Les premiers mois et années de la vie plantent le décor du développement tout au long de la vie.

Les années préscolaires constituent la période au cours de laquelle le cerveau commence à maximiser son efficacité. Surtout que le développement du cerveau est plus rapide au cours de la période allant de la naissance à l’âge de cinq ans qu’au cours de toutes les périodes suivantes.

On rappelle, assez souvent, d’ailleurs, que le développement cognitif et psychomoteur des enfants, qui est lié à la croissance du cerveau et à un ensemble complexe de muscles, d’os et de tendons, est tributaire du temps(…) Le meilleur temps pour l’investissement est donc la première période de la vie de l’enfant, de préférence au cours de la période prénatale avec l’alphabétisation et les programmes de santé et de nutrition pour les futures mères. (UNESCO, 2010).  

Tout cela pour dire que « commencer tôt garantit un impact optimal » pour reprendre M. Mamadou Ndoye[3]  et qu’il y a une prise de conscience grandissante en Afrique des enjeux de développement intégré de la petite enfance depuis que la petite enfance a été retenue ,en 2000,comme l’objectif N°I du cadre d’action de Dakar pour l’Education Pour Tous(EPT)[4] ,

Ce « bon départ pour la vie », selon l’expression désormais consacrée de Koffi Annan, suppose une approche holistique dans les prestations pour le développement de la petite enfance.

Cela veut dire que cette prise en charge ne doit pas se réduire à la stricte préscolarisation : les interventions  incluent un ensemble d’activités qui visent le développement global de l’enfant sur les plans physique, langagier, cognitif, et socio-émotionnel, et ce depuis sa conception jusqu’aux premières années après l’entrée à l’école primaire (huit ans).

Aujourd’hui, on note un discours philanthropique sur la protection de l’enfant à qui on reconnaît, désormais, un statut juridique, celui de personne avec des droits qu’on va lui reconnaître au fur et à mesure. Sur le continent africain l’Association pour le Développement de l’Education en Afrique (ADEA) ainsi que le Groupe de Travail pour le Développement de la Petite Enfance (GT/DPE) s’investissent, depuis, afin que le développement intégré de la  petite Enfance soit parmi  « les Top priorités des agendas pays ».

Seulement, beaucoup d’arguments, surtout ceux économiques ou microéconomiques, pour justifier la prise en charge de la petite enfance ne trouvent pas de répondant dans beaucoup de communautés d’Afrique. Il est important pour être plus persuasif  de s’appuyer sur les savoirs endogènes, les traditions et croyances auxquelles les communautés, surtout d’Afrique, restent encore attachées

Les religions peuvent bien nous fournir des éléments dans l’argumentaire. En effet, au-delà des principes susmentionnés, l’idée qu’il faut protéger les enfants trouve un fondement religieux.

Dans les religions révélées, dont le christianisme et l’islam, l’enfant constitue une richesse, une merveille de Dieu : le comportement adopté à l’égard de l’enfant correspond à une certaine conception, celle que l’on se fait de sa dignité. Les parents doivent être fiers de leur progéniture ; ils doivent les protéger, les éduquer.

 

Ce qui compte aussi ce n’est pas le nombre d’enfants mais leur valeur, leur sagesse rappelle l’Abbé Léon Diouf, vicaire épiscopal à l’église catholique du Sénégal. D’ailleurs, dans un document de l’Unicef, intitulé les droits de l’Enfant et la bible, on y cite les versets 1 à 3 du chapitre 16 : « Ne désires pas une nombreuse descendance de propres à rien…Oui, mieux vaut un seul que mille, et mourir sans enfants qu’avoir des fils impies… ».

Et, il ne s’agit pas seulement de respecter l’enfant en tant que créature de Dieu. Ce qu’il faut encore c’est le rencontrer lui Jésus dans l’enfant, puisque rappelle-t-on encore dans ce document que Jésus,  prenant un petit enfant,  le plaça au milieu de ses  apôtres et, l’ayant embrassé, il leur dit : « Quiconque accueille un petit enfant comme celui-ci à cause de mon nom, c’est moi qu’il accueille ; et quiconque m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais celui qui m’a envoyé ». (Unicef, 2000) .

 

Dans la religion musulmane, l’islam prend soin de toutes les créatures, même des animaux. Et Dieu a, de surcroît, porté sa préférence sur le fils d’Adam et d’Eve pour en faire son vicaire, voire son lieutenant sur terre.

Encore, dans l’échelon familial, « la charia islamique accorde au plus faible-l’enfant- des droits. Il lui accorde une attention particulière avant sa naissance, ce qui constitue l’un de ses premiers droits ». (Unicef, 2000).

On comprend ainsi pourquoi le prophète Mohamed aimait les enfants, leur portait une attention particulière : même en ces moments les plus précieux, aux heures de prières, il les portait sur ses épaules. La tradition raconte que, parfois, en passant par une rue, il rencontrait des enfants qui jouaient, il leur montrait autant d’importance qu’aux adultes et les honorait.

Il les saluait, en disant « as-salamou’alaykoum.» (Avez- vous la paix) Ils lui répondaient à leur tour : « Wa ‘alaykoum as-salam, o messager de Dieu » (Que la paix soit sur vous !). Le messager de Dieu (la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) donnait beaucoup d’importance aux enfants.

S’il promettait à l’un d’eux quelque chose en disant : « je te donnerais ceci ou cela tel jour. » Il tenait absolument sa promesse et à temps, comme s’il avait signé un engagement avec une grande personne.

 

Bira Sall, Quartier Ndoutte Tivaouane

Expert Junior, Consultant en Education et Formation. sallbira@yahoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] Rony Brauman est un médecin de nationalité française né le 19 juin 1950 à Jérusalem. Il est principalement connu pour son rôle dans l'humanitaire. Il est ancien président de Médecins sans Frontières. Il est auteur de plusieurs ouvrages dont l’action Humanitaire publiée à Flammarion

[2] Julie Delalande est ethnologue, professeure à l’université de Caen en Basse- Normandie, Elle dirige le master recherche sur l’enfance depuis 2011. Elle est l’auteur de plusieurs publications sur la culture enfantine, dont La cour de récréation

[3]  Consultant international à la Banque Mondiale membre fondateur de l’ADEA

[4] Les six objectifs de l’EPT : En avril 2000, plus de 1 100 participants venant de 164 pays se sont réunis à Dakar (Sénégal) à l’occasion du Forum mondial sur l’éducation. Ils ont affirmé leur engagement en faveur de la réalisation de l’Éducation pour tous (EPT) d’ici à 2015

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Commentaires (2)

Mansour diouf
  • 1. Mansour diouf | lundi, 27 Novembre 2017
J sui parfaite ma d accord vraiment j vs remercie
Cheikh
  • 2. Cheikh | mercredi, 29 Janvier 2014
Salut Bira.

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