De Youssou Ndour à Obama

Bousso Dramé au passage

De la prestation de Youssou Ndour à l’accueil de Obama, en passant  par le buzz de Bousso Dramé

1- You au CICES : you-cices-1.jpg

L’argent ouvre-t-il toutes les portes ? Apparemment ! Quand on a les moyens de ses ambitions, peut-on tout se permettre ? Oui, apparemment ! Ce nouvel éditorial « Dara métiwul » semble confirmer nos dires.

You, notre star planétaire, est finalement remonté sur scène, après moult supputations. Pendant prés d’une semaine, on a eu droit à des annonces parfois contradictoires sur la même question.

Il est remonté malgré sa posture ministérielle. C’est factuel. Et personne n’y pouvait rien, vu qu’il avait l’assentiment du Président M. Macky et l’appui d’autres ministres venus assister à la sortie.

Le débat est clos. Il montera autant de fois qu’il voudra ; pourvu que cela plaise au Chef de l’Etat qui, avons-nous l’habitude de le dire, avec ce régime présidentiel fort, a nommé qui il a voulu : You, il a voulu : au Ministère du Tourisme, comme il a voulu : avec l’autorisation de chanter et de danser.

Et puis, dara métiwul car en dépit de la pénurie de gaz, Youssou Ndour est parvenu à redonner le sourire à bon nombre de Sénégalais qui ont suivi sa prestation.  

Par-delà You, le véritable débat que les honnêtes Sénégalais devraient poser,  à notre humble avis, concerne les conflits d’intérêt  puisque beaucoup d’hommes d’affaires précédemment, très actifs dans le secteur privé, sont maintenant investis de charges publiques : Ministres, Directeurs, Conseillers, etc.

2- Bousso Dramé et son buzz sur la toile :1002971-664908686859895-912780575-n.jpg

Que de liens reçus depuis des jours, tous relatifs au refus diplomatique de Bousso Dramé, lauréate du concours d’orthographe organisé par l’institut français.

Elle a du mérite. Et, nous lui adessons nos félicitations au passage. Seulement, elle a fait le buzz sur la toile pour avoir décliné l’offre du consulat. Les internautes rivalisaient de commentaires sur le net, en s’identifiant, le plus souvent à l’héroïne, de la semaine ou de toujours, peut-être.

Sa lettre publique aura eu le mérite de tout retracer. Il nous aura ainsi fallu parcourir son texte pour comprendre et lire entre les lignes. Sans passion aucune, nous avons compris la réaction de la lauréate, mais nous avons jugé l’événement anodin, eu égard au cursus de Bousso Dramé. Disons-le, elle n’en était pas à son coup d’essai. Elle n’est pas la première et ne sera pas la dernière à avoir droit à un accueil froid de la part d’un quelconque service, qui plus est d’un consulat.

Nous ne cautionnons pas la condescendance ou même l’arrogance occidentale, seulement nous ne pensons pas que des actions solitaires teintées de passion n’apporteront aucune solution.  

 3- Obama au Sènégal : une visite salutaire mais, de grâce, pas de triomphalisme SVP:1013661-666671250016972-406822913-n.jpg

Barack au Sénégal : une visite qui nous aura permis de redescendre sur terre. Nous, qui avions, en 2008, jubilé, dés son élection. Faisant preuve de racisme, sans vouloir qu’on le nommât ainsi, nous pensions, à tort, qu’il serait notre messie qui résoudrait tous nos maux avec des dollars US.

Cinq ans après, nous l’accueillons, à la faveur de l’exemplarité  de notre diplomatie. Point de triomphalisme, Barack Obama n’est pas le premier président des Etats-Unis à fouler le sol sénégalais, et il ne sera sûrement pas le dernier.

Le fait est que cette visite officielle met en avant notre diplomatie et relancera, à coup sûr, la coopération  entre nos deux pays. Des accords de partenariat seront, une nouvelle fois, signés ; mais M. Barack Obama ne pourra pas développer notre pays. C’est un secret de polichinelle.

Aussi coercitives que seront les mesures prises par nos autorités, nous devons comprendre que c’est le prix à payer pour accueillir un hôte  de cette envergure : Président du monde. Les Américains ne contrôlent pas le Sénégal, avec leur impressionnant arsenal de sécurité, ils s’occupent de M. Obama.

Faisons contre mauvaise fortune bon cœur et respectons les règles spéciales en vogue durant les 48 heures que durera la visite.

Obama viendra et repartira tranquillement, et nous reprendrons nos activités et passerons par là où nous voudrons sans nous sentir prisonniers.  Juste déplorer cette ancienne mauvaise habitude consistant à retenir nos souffles dans le cadre d’une visite officielle.

Réservons à Obama l’accueil qu’il mérite. De grâce, pas d’excès de zèle : dara métiwul, pensons-nous !

     

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Date de dernière mise à jour : mardi, 25 Juin 2013