Nouvel édito

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Un plateau assez relevé :

Samedi 06 Avril 2013. Dans la mi-journée, un magazine de très haute qualité aura été diffusé sur la chaîne SEN TV. Fabrice Nguéma recevait Messieurs Moubarack Lô de l’APR et Youssou Diallo du PDS : tous deux économistes de talent.

Nous avons eu droit à des réponses précises sur des questions techniques. Cette émission a eu le mérite d’apporter des précisions de taille sur la situation économique du pays.  Nous ne parlerons pas de monter en puissance du second qui est, de plus en plus, présent sur des plateaux de radio et de télévision nationaux ; mais nous constatons qu’il fait d’intéressantes sorties. En bon contradicteur, il aura amené son vis-à-vis à reconnaître certaines erreurs faites par l’actuel régime.

Des chiffres pleuvaient sur le plateau. Normal, quand deux économistes se retrouvent. Monsieur Diallo est revenu sur les propos de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, en les précisant. Ce que n’aura pas démenti  son collègue.

Cette sortie, nous a rassérénés dans la mesure où tout le monde sait que les caisses n’étaient pas vides, car ne pouvant jamais être vides. Mais que ce fut un bel alibi pour noyer le poisson dans l’eau, pour ne pas dire de la poudre aux yeux.

Le fait est qu’on a assez polémiqué, que l’heure devrait être au travail après toutes ces discussions stériles.

Sénégalais, opportunistes ?

Campons le décor. Que de spots publicitaires passés en boucle à la radio ou à la télé, faisant état de soirées de gala, de combat de lutte, etc. Depuis peu, Pape Diouf et la génération consciente sont présents sur toutes les scènes : une imposition qui nous est presque faite.

Pour la lutte, le producteur Aziz Ndiaye et son  label Aziz Production  a ravi la vedette à ses pairs. Si Luc Nicolai avait eu des déboires avec la justice, Gaston Mbengue, quant à lui, a préféré explorer un autre créneau : le football.

De telles manifestations sont placées sous la présence d’honneur du Président de la République ou de la Première dame ; ou sous la présence effective du Premier ministre, des autres Ministres, députés, Directeurs généraux ou Présidents de Conseil d’administration. Ainsi donc, pour se tirer d’affaire, pour la réussite de sa manifestation, il faut trouver un parrain et/ou une marraine pleins aux as. 

Venons-en au fait du jour.  Il s‘agit du promoteur de lutte de la capitale du rail Sidy Diakhaté, ancien président du Fans club Youssou Ndour qui organise une série de combats ce dimanche à Thiés. A cette occasion, il aura choisi comme parrain M. Abdou Mbow, responsable politique des jeunes au sein de l’APR, député, secrétaire élu, et que sais-je encore. Une simple précision : chacun peut choisir qui il veut comme parrain cependant un  constat mérite d’être fait, au Sénégal  on ne choisit pas (ou rarement) ceux qui traversent le désert, une fois que ces derniers accèdent  au pouvoir tout est permis. Drôle de politique : Sénégalais opportunistes ?

 

Dépénalisation de l’homosexualité :

Au Sénégal, les gens sont pour la plupart homophobes. C’est une lapalissade. Le quotidien Le Populaire avait mis à sa une, une réunion secrète tenue dans un hôtel de la place sur la question de la dépénalisation de l’homosexualité au Sénégal. Depuis lors, mille et une sorties liées à ce sujet sont notées.  Des religieux aux parlementaires, en passant par les députés et  Ministres.

Même s’il n’est pas question d’une quelconque dépénalisation du délit, les homosexuels (hommes et femmes) vivent pleinement leur passion, ou plutôt leur orientation sexuelle dans notre pays. Conscients que ce phénomène ne sera pas officiellement autorisé, ils s’organisent de sorte à ne pas être inquiétés. Il suffit de mener une petite enquête ou d’écouter certaines émissions pour s’en rendre compte. Ils bénéficient d’une certaine couverture locale due à la montée en puissance du phénomène en Occident où il est question, à présent, de mariage pour tous. Aux religieux et aux autorités d’être à la hauteur pour endiguer cette attitude légitimée, en quelque sorte, par la modernité. Les valeurs d’aujourd’hui seront les contre-valeurs de demain. Et vice versa. Convenons-en svp.

Dara métiwul au Sénégal, néanmoins chacun doit œuvrer pour les générations futures.

 

     

 

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