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Le probléme n'est -il pas entier ?

Le problème ne reste-t-il pas entier, ou presque ?

Qui ne se souvient pas de la mesure relative à la fermeture de Keur Serigne bi ? Pour ceux qui n’en ont point souvenance, cet endroit situé sur l’avenue Blaise Diagne avait une mauvaise réputation due à la vente illicite de médicaments qui s’y passait impunément, au vu et au su de tout le monde. L’ordre national des Pharmaciens nous avait habitués à de multiples sorties pour dénoncer cette activité. Nous avions applaudi des deux mains car personne ne devrait jouer avec la santé des autres.

Quelques années après cette interdiction, force est de constater que la pratique est toujours de mise au même lieu. Il suffit de passer devant Keur Serigne bi pour s’en rendre compte. On vous y interpelle et vous agresse à la limite. S’il vous plait, essayez de passer aux alentours ; de deux choses l’une : si vous  donnez l’impression d’être à la recherche de médicaments, il y en aura qui voudront vous en vendre ; si vous détenez un sachet, comme ce fut notre cas,  d’autres vous proposerons d’acheter les médicaments qui s’y trouvent. Vous voyez le problème reste entier.

Désencombrement des rues de Dakar : le problème est presque entier :

Il y a quelques semaines, la Mairie de Dakar initiait avec brio, une opération dite de désencombrement des grandes artères de la capitale : cantines, étals, trottoirs, tout y passait. L’essentiel était de combattre l’occupation anarchique des espaces. Cette opération visait en partie les marchands « ambulants » (excusez car  le paradoxe justifie les guillemets avec des ambulants qui occupent une place tout en payant la patente municipale).

Au demeurant, le projet   de pavage des rues est noble. Depuis peu, les pavés sont visibles. Les travaux se poursuivent à la Grande mosquée, à l’église  Sainte Thérése, sur la mythique place de l’Obélisque, aux allées Bourguiba, non loin de la Mairie Sicap- Mermoz-Sacré cœur, ... 

Le fait est qu’on avait chassé ceux qui occupaient anarchiquement les rues, pour mettre de l’ordre. Néanmoins, nous  constatons que certains déguerpis, très astucieux, ont quitté les rues pour s’installer dans les ruelles avec leur arsenal. Le problème reste presque entier.

Au Sénégal dara métiwul !


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