Devoirs proposés

La versification

                                                Devoir I

      "Méditation grisâtre"

Sous le ciel pluvieux noyé de brumes sales, 
Devant l’Océan blême, assis sur un ilôt
Seul, loin de tout, je songe au clapotis du flot, 
Dans le concert hurlant des mourantes rafales.

Crinière échevelée ainsi que des cavales, 
Les vagues se tordant arrivent au galop 
Et croulent à mes pieds avec de longs sanglots 
Qu’emporte la tourmente aux haleines brutales.

Partout le grand ciel gris, le brouillard et la mer, 
Rien que l’affolement des vents balayant l’air. 
Plus d’heures, plus d’humains, et solitaire, morne,

Je reste là, perdu dans l’horizon lointain, 
Et songe que l’Espace est sans borne, sans borne, 
Et que le Temps n’aura jamais ... jamais de fin.

Jules Laforgue

1ère publication: 
Œuvres Complètes (Mercure de France) 1903

                                     Questions

1-      Quel sens donnez-vous au titre du poème ?

2-      Etudiez l’évolution de la position (physique puis morale) du poète.

3-      Relevez les termes appartenant au champ lexical de la mer

4-      Procédez au décompte syllabique des vers 1, 5, 8, 11, 14.

5-      Etudiez la rime

6-      Relevez quatre figures de style au minimum. Interprétez-les.

7-      Donnez la fonction des mots soulignés.

                                           Devoir II

« Les faux beaux jours ont lui… »

Les faux beaux jours ont lui tout le jour, ma pauvre âme,

Et les voici vibrer aux cuivres du couchant.

Ferme les yeux, pauvre âme, et rentre sur-le-champ :

Une tentation des pires. Fuis l’infâme.

 

Ils ont lui tout le jour en longs grêlons de flamme,

Battant toute vendange aux collines, couchant

Toute moisson de la vallée, et ravageant

Le ciel tout bleu, le ciel chanteur qui te réclame.

 

Ô pâlis, et va-t’en, lente et joignant les mains.

Si ces hiers allaient manger nos beaux demains ?

Si la vieille folie était encore en route ?

 

Ces souvenirs, va-t-il falloir les retuer ?

Un assaut furieux, le suprême sans doute !

Ô, va prier contre l’orage, va prier.

                               Paul Verlaine, Sagesse, 1881, I, VII.

                                                  Questions

1-      Que représente l’orage dans ce texte ?

2-      Comment peut-on définir le combat du poète contre les forces diaboliques ?

3-      Scandez les vers 4, 7, 9, 10, 12

4-      Etude de la rime dans le premier quatrain et les deux tercets

5-      Relevez quelques figures de style que vous interpréterez.

6-      Fonction des mots ou groupes de mots soulignés

 

6 votes. Moyenne 2.50 sur 5.

Ajouter un commentaire