M. Oumar Sall

Chronique politique

Quelle finesse ! Quelle interpellation ! Merci Umàr Sàl

Photo de Umàr Sàl.

Umàr Sàl : Chronique_politique_carcérale

Beaucoup de jeunes, du PDS notamment, sont en prison depuis quelques mois ou en "liberté provisoire" pour des faits à situer dans "le champ politique".
Un perfectionnement de notre démocratie voudrait, dans un vrai dialogue entre adversaires, qu'une politique collective de formation soit élaborée en direction des jeunes des partis afin d'humaniser les rapports.
Parce que, quand, au nom de son parti, on brûle, on saccage et parfois même on tire, à cet instant précis, on se départit de toute démarche constructive de la cité. Aveuglé par l'amour du leader et la "haine" de ceux d'en face
D'un côté, il y a une opposition qui parle de "l'arrogance du vainqueur", de la "manipulation des institutions" et une attitude de "primauté du parti sur la patrie" et dont les jeunes militants optent pour une résistance par la violence radicale ;
et, de l'autre, une coalition au pouvoir qui affiche une inflexibilité sur les principes et traite par le mépris les prédictions quotidiennes d'un effondrement imminent.
Ces jeunes ne sont certainement jamais mus par une volonté destructrice de ce pays qu'ils aiment bien. Une insuffisance de leur formation politique et des outils de lutte à leur disposition les poussent à une radicalité que rien ne justifie.
Mais la sévérité avec laquelle ces dossiers sont traités est, à mon avis, une faiblesse de notre démocratie à parfaire.
L'intervention d'un tiers-pouvoir, autre que judiciaire, est nécessaire pour qu'un jeune qui défend, même maladroitement ses convictions, ne soit dans une même cellule de prison qu'un assassin.

5/10/2015

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